J’ai passé une matinée avec un
groupe de couturières à
prendre des photos et à interviewer certaines
d’entre elles
en compagnie de Chinmay, le
second fils d’Anureeta. L’année
dernière, certaines d’entre elles ont appris le crochet avec
Ananya, l’amie de Chinmay.
Puja : Elle a 32 ans et apprend la couture.
Elle voudrait en faire son métier, ouvrir une entreprise et travailler de chez elle.
Sunita :
Elle a 28 ans, elle apprend la couture, le tricot et le crochet. Elle
voudrait travailler pour apporter de l’aide à sa famille et donner
une bonne éducation à ses enfants. Elle est présente au centre
chaque jour pendant 3 ou 4 heures. Chinmay me confirme qu’elle est
très travailleuse.
Asha :
(sur
la photo d'en dessous) Elle a 29
ans et apprend aussi la couture, le tricot et le crochet. Elle
aimerait ensuite avoir des commandes qu’elle pourrait réaliser de
chez elle. Elle dit que ces heures passées au centre sont pour elles
de vrais moments de bonheur, ses enfants sont à l’école et
l’atmosphère est paisible.
Simran : Elle a 31 ans et apprend
la couture mais surtout le tricot. Simran dit qu’elle est heureuse
de travailler.
Chinmay
me dit que peu de personnes savent tricoter et que donc, elles ont déjà des commandes.
Gauri :
Elle a 21 ans et apprend la couture. Elle se passionne pour le design
et veut travailler
dans la mode. Très motivée, elle s’entraîne et apprend sur son
portable.
Dolli :
Elle a 17 ans et apprend la couture. Elle veut apprendre à
confectionner des habits pour que sa famille soit mieux habillée.
Naina :
Elle a 18 ans et apprend la couture. Elle veut aider sa famille en
faisant des travaux de couture. Elle n’était pas très bonne à
l’école mais ici, elle aime beaucoup l’enseignante et elle
apprend bien.
Swaiti : (sur
la photo de dessous)
Elle a 23 ans et aime beaucoup la couture. Elle
aimerait aussi créer des modèles. Elle a à coeur d’aider ses frères et
sœurs. Elle
parle bien anglais.
Quand
Chinmay m’a présentée, beaucoup de ces femmes m’ont remerciée
pour l’aide apportée par Inde et Vous.
Ces
dernières jeunes femmes me disent toutes qu’elles ne veulent pas
se marier, qu’elles veulent avoir un métier. En clair, elles ne
veulent pas vivre la même vie que leurs mères et ont soif
d’indépendance. C’est vraiment une preuve que la société
indienne se transforme en profondeur. Je pensais que de telles idées
étaient l’apanage de classes sociales plus aisées ; il n’en
est rien.
Elles
m’ont apparu pleines d’entrain et déterminées à profiter de
l’opportunité qui leur est offerte.
Chinmay
essaie de leur trouver des débouchés de vente.